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Vivre sans bonheur et n’en point dépérir
le vrai portrait d’une mère

Véronique Ovaldé laisse de côté la pure fiction pour une fois — elle raconte sa propre mère. Le résultat donne envie d’appeler la sienne.

Par La rédaction 1 min de lecture

Photo — Unsplash (licence Unsplash)

Véronique Ovaldé invente d’habitude des histoires de femmes un peu extraordinaires. Là, pour la première fois, elle raconte quelqu’un de réel : sa propre mère.

Ce que ça raconte

Une femme née au début des années 1940, dans une Picardie pauvre, marquée par la guerre. Pour s’en sortir, elle croit trouver une porte de sortie dans le mariage — sauf que l’homme séduisant qu’elle épouse se révèle jaloux et violent. Elle passe sa vie à protéger ses deux filles, à encaisser les surnoms cruels de son mari (« miss martyre ») et la fausse compassion de ses belles-sœurs (« tu es une vraie sainte »). Ovaldé raconte tout ça, mais s’autorise aussi à imaginer d’autres vies que sa mère aurait pu avoir.

Pourquoi ça marche autant

Le titre vient d’une phrase de Colette, et le livre tient exactement cette promesse : jamais misérabiliste, jamais dans la pitié facile non plus. Ovaldé refuse de juger sa mère, de la condamner ou de l’enjoliver. Elle imagine pour elle des bifurcations qu’elle n’a jamais prises — sans jamais trahir la vraie histoire. On ressort du livre avec le portrait d’une femme d’une bonté rare, dont le sacrifice n’a pourtant pas éteint sa joie de vivre.

CE QUI VA TE RESTER : Ce n’est pas un livre triste, même si le sujet l’est. C’est un livre qui rend justice à quelqu’un qu’on regarde souvent trop tard comme une vraie personne — pas juste « maman ».
On referme le livre en pensant directement à sa propre mère.

En deux mots : Un hommage sans complaisance. On referme le livre en pensant à sa propre mère.

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