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Les Évadées, partie 2
Marc Levy s’énerve, et ça lui va bien

Deux jumelles séparées, Interpol au Vietnam, un laboratoire de Boston où la science dérange. Le roman le plus politique de sa carrière — et il n’a pas prévu de s’en excuser.

Par La rédaction 2 min de lecture

Illustration — image de synthèse (Nora Éditions)

Trois semaines après la première partie, Marc Levy referme son diptyque. Et il faut le dire : on ne l’attendait pas là. Son vingt-huitième livre est aussi le plus frontal qu’il ait écrit.

Les Évadées — Partie 2, de Marc Levy
Robert Laffont / Versilio, 15 octobre 2026. 368 pages, 21,90 €. Le second volet du diptyque : la partie 1 est parue le 22 septembre, et c’est par elle qu’il faut commencer.
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Ce que ça raconte

Deux sœurs jumelles, du caractère à revendre, séparées très tôt par la vie et que le hasard finit par remettre dans la même histoire. Cécile est à Interpol : son enquête l’emmène au Vietnam, où de jeunes diplômés en informatique seraient retenus de force pour faire tourner des arnaques en ligne. Olivia est chercheuse dans un centre scientifique de la côte Est américaine, et regarde monter un pouvoir qui aimerait beaucoup que la science se taise. Sa supérieure, Molly, lui propose d’entrer dans un réseau de résistance. Lyon, Boston, Paris, Singapour — on voyage, mais pas en vacances.

Ce qu’on en a pensé

Le découpage en deux volumes n’était pas prévu : l’auteur raconte qu’arrivé à quatre cents pages, il n’était qu’à mi-chemin de son histoire. Ça s’entend — la deuxième partie ne traîne pas. Levy précise que son roman est politique « pas au sens des partis », formule prudente pour un livre où un réseau cherche à exposer les dérives du mouvement MAGA. On le lit comme on lit Levy : vite, et en tournant les pages plus longtemps que prévu. La différence, cette fois, c’est qu’on referme en ayant envie d’en parler à quelqu’un.

POUR QUI : Pour celles qui le lisent depuis Et si c’était vrai… et se demandaient s’il allait oser. Commencez par la partie 1, parue le 22 septembre : ce tome-ci ne s’explique pas tout seul.
Deux sœurs, deux continents, et la même question : jusqu’où on se tait quand se taire devient confortable.

En deux mots : Du Levy, en plus remonté. Prévoyez la nuit.

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