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Heures sauvages
6 h, 72 objets, et une salle qui bascule

Naples, 1974. Une artiste s’immobilise complètement pendant six heures. Le public peut interagir librement avec elle, à l’aide de tout ce qui se trouve sur une table — du parfum au revolver.

Par La rédaction 1 min de lecture

Photo — Unsplash (licence Unsplash)

C’est le genre de livre qui met mal à l’aise dès le pitch — et c’est justement pour ça qu’il vaut le détour.

Ce que ça raconte

Naples, 1974. Andrea inaugure sa galerie avec une performance radicale : une jeune artiste devient totalement passive pendant six heures. Le public a une table sous les yeux avec 72 objets — du parfum, une plume, jusqu’à un revolver chargé — et une liberté totale d’interagir avec elle comme bon lui semble. Le roman raconte, heure par heure, ce qui se passe dans cette salle. C’est inspiré d’une performance réelle, Rhythm 0 de Marina Abramović.

Pourquoi ça marche autant

Marie Petitcuénot n’écrit pas ça comme un cours d’histoire de l’art. Elle t’embarque dans les têtes, les respirations courtes, la tension qui monte progressivement dans la foule. Tu sens le basculement, minute par minute, de la timidité vers un truc beaucoup plus sombre. Et à la fin tu comprends vraiment ce que « perdre ses inhibitions » veut dire, dans le pire sens du terme.

À SAVOIR AVANT DE COMMENCER : C’est court — 144 pages — mais dense. Prix Transfuge du roman d’art. Pas le genre de livre à lire un soir de fatigue, plutôt quand on est prête à être un peu dérangée.
On comprend, en refermant le livre, ce que « perdre ses inhibitions » veut vraiment dire.

En deux mots : Une lecture, littéralement, qui te dérange. Inoubliable.

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