Heartwood
une randonneuse disparaît, et personne ne dit toute la vérité
Une femme part marcher sur le sentier des Appalaches. Elle disparaît à 200 km du but. Quatre voix racontent chacune leur version, et rien ne colle vraiment.
Photo — Unsplash (licence Unsplash)
Valerie Gillis, 42 ans, marche seule sur le sentier des Appalaches — 3 500 km de forêt, dans le Maine. Elle disparaît à 200 km de l’arrivée, sans laisser de trace. Le roman raconte ça à travers quatre voix complètement différentes.
Ce que ça raconte
Valerie elle-même, coincée dans la nature, qui écrit des lettres à sa mère pour tenir psychologiquement — des lettres poétiques, fragmentées, un peu flippantes aussi. Beverly, la garde-chasse qui mène les recherches, qui gère sa propre vie de famille en parallèle et qui commence sérieusement à douter. Santo, son « frère de sentier », qui témoigne. Et Lena, 76 ans, dans sa maison de retraite, qui suit l’affaire à la télé et qui est persuadée que Valerie c’est sa fille disparue depuis des décennies. Elle s’improvise détective à distance, depuis son fauteuil.
Pourquoi ça marche autant
Parce que Gaige refuse le thriller basique où on suit juste l’enquête. Les voix se répondent, se contredisent, et au final c’est un bouquin sur les mères et les filles bien plus que sur une disparition. La forêt devient un vrai personnage — magnifique et flippante en même temps. On avance en se disant « encore un chapitre », et on le finit bien plus tard que prévu.
Une disparition qui en dit plus sur ce qu’on se transmet entre mères et filles que sur l’enquête elle-même.
En deux mots : Un roman qu’on finit en un week-end, et auquel on repense après.