Roqia représentera l’Algérie aux Oscars
Un film d’horreur qui filtre la décennie noire à travers la possession et l’exorcisme. Roqia, de Yanis Koussim, a été choisi pour porter les couleurs de l’Algérie à la 99e cérémonie des Oscars.
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C’est officiel depuis quelques jours : Roqia, le thriller psychologique de Yanis Koussim, a été sélectionné pour représenter l’Algérie dans la course au prix du Meilleur film international à la 99e cérémonie des Oscars. Rendez-vous dans la nuit du 14 au 15 mars 2027, au Dolby Theatre de Los Angeles, où le film tentera d’aller plus loin dans la compétition.
Ce que raconte le film
En 1993, après un accident de voiture qui lui a causé une amnésie, Ahmed retourne dans son village natal — où plus rien ne lui semble familier, ni sa femme, ni ses enfants. Le film s’installe dans une atmosphère ténébreuse, entre possession, séances d’exorcisme et mémoire refoulée, pour filtrer la décennie noire algérienne à travers les codes du cinéma de genre.
Un vrai parcours international avant Hollywood
Roqia n’arrive pas à cette sélection par surprise. Présenté en avant-première à la Mostra de Venise, le film a depuis multiplié les récompenses et les sélections aux quatre coins du monde.
Le film a été acquis par la société française Alpha Violet pour la distribution internationale, puis par Watermelon Pictures pour une sortie aux États-Unis — une étape stratégique qui a précédé de peu l’annonce de sa sélection officielle aux Oscars.
Une équipe entre confirmés et jeunes talents
Le casting réunit Ali Namous, Abdelkrim Derradji, Hanaa Mansour, Akram Djeghim, Mostefa Djadjam et Lydia Hanni, sous la production de MD Ciné, société algérienne fondée en 1997. Une coproduction internationale qui associe l’Algérie à la France, au Qatar et à l’Arabie saoudite — signe du rayonnement que peut atteindre aujourd’hui une production de genre bien portée à l’international.
Un film de genre, filmé sous les couleurs de l’horreur, qui s’attaque pourtant à l’un des sujets les plus lourds de l’histoire récente algérienne.
Que Roqia aille ou non jusqu’à la nomination finale, sa sélection confirme une tendance de fond : le cinéma de genre algérien commence à se faire une vraie place sur la scène internationale, loin des seuls drames historiques auxquels on réduit parfois le cinéma du pays.